Soudain, le 14 juin…

Mardi 13 juillet 2010

 

C’est le bord du premier cercle, la rive de l’Achéron d’où enfle un choeur sourd de lamentations.

C’est, au-delà des nuages, le vrombissement feutré d’un bombardier quadrimoteur. Retour de mission… C’est la stridence d’une plainte aux dents qui grincent; un bruit aérien chargé de noirceurs, comme des miasmes sonores.

A priori, rien de bien séduisant, mais on est progressivement gagné par ces boucles lancinantes issues d’improbables “machines à sons” élaborées par les membres du Collectif ETC . On y cherchera en vain un ‘guitar king’ ou un chanteur à minettes; leur marque à eux, c’est l’obsédant, le graduellement vrillant. Tout ça sort d’une tôle placée comme une table devant DFF, il l’effleure -avec une gestuelle de Taï-chi- de l’extrémité de bâtons qui arrachent à cette sonographie métallique des vibrations incroyablement diverses. A côté, un ensemble de radios à lampes hocquète des turbulences hertziennes canalisées par Jacques Foschia et appuyées par la ‘guitare dérangée’ de Anton di Carcone qui la harcèle d’un archet hypnotique.

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Tout récemment rentré d’une tournée en Chine, le collectif ETC nous a bien ouverts ce 14 juin à une expérience sensorielle abruptement méditative.

Ce concert accompagnait -pour une soirée- l’exposition “L’objet fantastique” qui se tenait à l’ancienne bibliothèque de la rue Mercelis et présentant en parallèle l’édition d’un recueil de récits dessinés sur ce thème. Dans une scénographie particulière mêlant planches originales et objets dans l’esprit des ‘cabinets de curiosités’, elle est l’aboutissement d’un projet du Collectif Jacadit qui s’est constitué en 2006 au sein de l’atelier BD de l’École des Arts d’Ixelles. La qualité de la scénographie offrait un véritable écrin aux planches exposées et installait une atmosphère mystérieuse, aussi bien visuelle que sonore, totalement soustraite au ronronnement du quotidien.

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Le Collectif Jacadit et l’Ecole des Arts tiennent à exprimer leurs plus vifs remerciements à M. Yves Hauwaert et son équipe de la régie pour leur collaboration enthousiaste, leur apport créatif et leur efficacité dans la mise en place de l’exposition. Elle n’a pu avoir ce “cachet” que grâce à eux.

 

 

Pour voir un aperçu de l’exposition: http://www.ecoledesarts.be/l’objet fantastique/

Pour voir le reportage de TéléBruxelles du 16 juin:

http://www.telebruxelles.net/portail/content/view/10817/306/

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La classe inclusion de l’école Sans Souci

Lundi 5 juillet 2010

Après deux ans de vie commune, nous avons interrogé nos élèves sur la spécificité de notre classe  : nous leur avons demandé leur avis sur ce qui différencie notre classe des autres classes de l’école.

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Les enfants se sont exprimés librement :

Fatoumata : Dans notre classe, on travaille des calculs plus faciles, alors que les autres classes font des calculs plus difficiles.

Sofiane : Dans les autres classes, ils ont un professeur qui enseigne le français et un autre les mathématiques.

Adil : Les grands sont partis en classes vertes, mais pas nous.

Katia : Il y a plein d’affiches dans notre classe.

Amin : Quand j’ai changé d’école et que je suis arrivé chez vous, j’ai vu que les murs étaient remplis…

Rania : Mais ici, dans notre classe, il y a deux professeurs et dans les autres classes, ils n’en ont qu’un !

Il nous a fallu beaucoup de temps avant que les enfants réalisent la spécificité de la classe inclusion (deux professeurs en même temps dans une classe) ! La discussion a continué ensuite entre les élèves, jusqu’à ce qu’ils disent : « oui, c’est mieux deux professeurs… »

Nous leur avons alors posé la question :

« Pourquoi est-ce mieux ? »

Logan : Pour mieux surveiller les bêtises.

Souheyl : Vous aidez les enfants qui ont besoin d’aide. Il y a beaucoup d’entraide dans notre classe et on travaille plus vite.

Méla et Dimitri : Si un professeur est en formation ou absent, le deuxième professeur est là avec nous. Nous ne perdons pas de temps. Mais la deuxième personne ne peut pas bien travaillerseule, car si elles sont deux nous pouvons avancer plus vite.

Mélanie : Faire deux groupes, c’est très bien.

Rania : Par exemple, quand un professeur donne une leçon de français, le deuxième donne une leçon de math, puis on change, alors nous apprenons plus de choses.

Souheyl : J’aime les groupes plus forts et les groupes avec des enfants en difficultés. J’aime parce qu’on travaille, on avance et on aide beaucoup les autres.

Logan : J’aime avoir deux « madames »car, quand il y a un problème, une « madame » règle le problème et une autre continue à travailler avec nous.

Omar : Parfois une prof donne les devoirs et une autre aide et donne des conseils.

Fatoumata : Parfois Madame Nathalie travaille, explique une nouvelle leçon et Madame Samar travaille à côté d’autres élèves.

Dimitri : Si les élèves sont moins nombreux ,ça ira plus vite pour travailler. Il y a beaucoup d’élèves, je préfère moins d’élèves, comme au début de l’année.

Nous étions surprises et intéressées par les réflexions des élèves sur le fonctionnement de notre classe inclusion. Les enfants ont compris qu’ils sont les seuls dans l’école à avoir deux professeurs en classe. Ils se rendent compte aussi que tout le monde est différent dans la classe et que certains élèves ont plus de difficultés que d’autres… mais ils sont contents car ils ont tous l’impression d’avancer plus vite !

Finalement, le plus important est atteint : l’intérêt que nos élèves présentent par rapport au travail, ainsi que l’esprit d’entraide qu’ils ont développé entre eux.

Nous espérons que notre promotion pilote continuera sur la voie de la réussite.

Bonne continuation et  surtout nous leur souhaitons « tout le bonheur du monde »…

 Nathalie et Samar.

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Remise des prix aux élèves de 6ème primaire

Vendredi 2 juillet 2010

 

Pour la troisième année consécutive, Marinette De Cloedt a accueilli les élèves sortant de nos écoles primaires à la Salle Dupréel…

Marquer le passage d’un cycle à l’autre vaut bien une cérémonie ! Comme les années précédentes, nous l’avons voulue conviviale et festive, chaleureuse et humoristique. Après les interventions de Sandra Zidani et de Philippe Vauchel, c’est Armelle, la mademoiselle Kornak des « Enfants de Timpelback » et la célèbre Maéva de « Caméra café » qui a fait rire les enfants et leurs parents tout en leur distillant quelques vérités presque philosophiques.

Armelle, une partie de l'Instruction publique et Marinette De Cloedt

Marinette De Cloedt, Armelle et une partie de l'Instruction publique

C’est ainsi que les « aigles d’ambre » du Bois de la Cambre ou encore les « pélicans poche » du Groupe scolaire de Tenbosch ont reçu les derniers conseils avant l’envol du nid…

Il faisait chaud, certes, et nous étions (un peu trop peut-être) nombreux, mais quel plaisir de voir ces « oisillons » s’envoler, l’escarcelle remplie de graines de savoir accumulées, vers d’autres horizons scolaires.

 

Encore bravo à tous  :  directions d’écoles, enseignants, animateurs, enfants et parents ! 

 

Pour consulter les photos :

www.montain.be/100625/index

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